Leganishu Camp, un nouveau campement solidaire chez les Maasaï

Posté par Un voyageur responsable le Mardi 15 juillet, 2008

Soucieux d’échapper au “tourisme en quête d’exotisme”, un Breton et un pasteur Maasaï ont lancé au Kenya un projet d’écotourisme en accueillant des visiteurs occidentaux dans un campement qui respectera les traditions du peuple Maasaï, le Leganishu Camp, du nom de la montagne voisine.


Sur les hauts plateaux entre Kenya et Tanzanie, à plus de 1.500 m d’altitude, les Maasaï constituent une infime minorité des 37 millions de Kenyans. Mais certains d’entre eux sont “fatigués d’exciter l’imaginaire de l’Occident” qui a fini par voir en leur peuple l’image emblématique de l’Afrique, les conduisant à “faire de la figuration dans des décors grandioses”.

Les deux parties sont censées trouver leur compte: retombées économiques pour la communauté maasaï et, pour le visiteur, découverte d’une culture de l’intérieur. Leganishu Camp reste à taille humaine et table sur quelque 200 visiteurs par an.
A proximité du village Maasaï, six “enkaji” (habitations) ont été construites. Elles s’inspirent largement de l’habitat local, avec quelques adaptations secourables pour leurs occupants de passage, le recours au solaire ou un jardin filtrant pour les eaux usées.


Tout près des célèbres parcs animaliers de Serengeti et Maasaï Mara, l’idée est de “ne pas perturber l’éco-système” en évitant toute remise en cause des pratiques pastorales ancestrales.
Pour lever les fonds nécessaires, Vincent Doucet a constitué un club d’entreprises, dont des enseignes nationales, soucieuses, en terme d’image, d’apporter leur pierre à un tel projet appuyé par la région Bretagne et suivi de près par l’ambassade de France à Nairobi.

Voir le site www.jeseraiunmaasai.com

Adapté d’une dépêche AFP, 29 juin 2008.



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