L’algue propulsera bientôt les avions !
Posté par L'équipe voyageur-responsable le Mardi 5 août, 2008
ntales chez Airbus. « Les algues peuvent pousser sur le toit d’une maison, ou à la surface des océans : on n’a pas besoin de terres arables pour les cultiver. Chacun pourrait le faire, s’enthousiasme-t-il ; cela pourra changer la face du monde en quelques années. »Une poignée de sociétés se sont lancées dans le développement de carburants à base d’algues. AlgaeLink, mise en place il y a trois ans, en fait partie. Elle établit des installations pilotes pour la culture d’algues aux Pays-Bas et en Espagne. Celles-ci seront agrandies pour aboutir à une réelle capacité industrielle, avec l’appui de la compagnie KLM avec laquelle la société a conclu un accord exclusif en avril dernier. « Le concept n’est pas nouveau, commente Peter Van Den Dorpel, directeur d’exploitation d’AlgaeLink. Il y a vingt ans, les scientifiques l’avaient déjà identifié et analysé. » Oui, mais la production d’huile d’algues reste cantonnée à de petites quantités, par exemple pour l’industrie cosmétique.
Le réel apport d’AlgaeLink, ajoute le directeur d’exploitation, est de disposer d’un système à grande productivité, qui permet de produire à échelle industrielle. Le système repose sur la culture d’algues en « photobioréacteur » : les algues sont plongées avec des nutriments dans des tubes transparents remplis d’eau dont le contrôle des paramètres et le nettoyage sont automatisés. Sachant qu’une des problématiques des algues est leur besoin d’être exposées à la lumière, le système est donc plus avantageux que les traditionnels bassins ouverts qui nécessitent une grande surface. AlgaeLink estime détenir la meilleure solution, arguant que « KLM, et d’autres compagnies également, a voyagé dix-huit mois pour trouver le système adéquat ». La société travaille avec les autorités dans l’espoir d’obtenir dans les deux ans la certification de son huile.
Peter Van Den Dorpel estime que la production à partir d’algues serait économiquement viable à partir d’un pétrole à 100 $ le baril…. Tarif qui est déjà dépassé ! C’est la raison pour laquelle KLM envisage sérieusement d’utiliser les algues pour ces vols commerciaux d’ici quelques années….
Adapté d’un article de la revue Air et Cosmos










Le 11 septembre 2008 à 16:48
[...] d’AlgaeLink, la production à partir d’algues serait économiquement viable et les carburants à base d’algues pourraient être opérationnels sur les vols commerciaux d’ici quelques années [...]
Le 14 octobre 2008 à 15:05
Bonjour,
Sur ce sujet je suis allé en vacances à Roscoff, dans le nord finistère et j’ai assité àune séance de microscopie sur grand écran proposée par le Centre de Découverte des Algues.
C’était passionant et d’une beauté insoupçonnée. Non seulement les micro algues sont à la base de la chaine alimentaire marine mais elles produisent à elles seules 50% de l’oxygène de la planète
Ils ont également abordé les projets de culture de micro algues pour obtenir des biocarburants en parlant du projet SHAMASH piloté entre autre par IFREMER de Brest.
Pour info, ils font plein d’autres animations gratuites pour toute la famille avec des initiations à la cuisine, des sorties découvertes sur un site d’une extraordinaire diversité
Le 18 octobre 2008 à 11:28
Bonjour à tous,
Je travaille chez un grand avionneur européen et je souhaiterais mettre un bémol au grand « green-washing », comme on dit, auquel se livre l’industrie aéronautique à l’heure actuelle sur les agro-carburants de seconde génération (algues), green-washing dont le journal Air et Cosmos en bon relais docile de l’industrie aéronautique qu’il est (j’y susi abonné) relaie sans analyse critique :
- Airbus a un projet d’utilisation d’algues à l’horizon 2030 (30% d’utilisation de biojet dans la flotte mondiale) c’est vrai mais rien ne garantit actuellement la faisabilité de la production de ces algues à grande échelle car les quantités nécessaires pour alimenter l’aéronautique mondiale sont phénoménales ! et on ne sait pas créer des champs d’algues de la taille voulue sans impact pour l’environnement.. Bref, on s’est fixé un objectif sans les moyens de les atteindre (green-washing)
- l’algue ne peut être utilisée à proprement parler. Elle doit être transformée en kérozène liquide avant cela (process dit BTL, Biomass to Liquid), processus consommateur d’énergie et de CO2. Elle n’est donc qu’un palliatif au pétrole comme le gaz – GTL – ou le charbon – CTL Coal to Liquid
- par conséquent, ce carburant n’a rien de vert car une fois dans l’avion, il est devenu kérozène et donc émet autant de CO2 que le pértole. Si on prend en compte les couts de transformation de l’algue et sa faible efficacité énergétique, je veux bien que la production d’algue piège du carbone, mais ca ne contrebalance les émissions des avions (une mise en perspective : un arbre piège 360kg de CO2 sur 20 ans, un avion émet 70 tonnes sur un Paris-toulouse)
Le 15 avril 2009 à 10:39
Bonjour,
je me permet d’apporter un peu d’eau au moulin, j’ai écris, il y a quelques temps, un deuxième article sur le sujet :
http://www.delphineberlioux.fr/2008/12/les-biocarburants-de-seconde-generation-ou-le-greenwashing-des-compagnies-aeriennes%e2%80%a6/
^^
Delph.