La 6ème grande extinction
Posté par L'équipe voyageur-responsable le Mercredi 3 septembre, 2008
Est-il encore possible de freiner ce déclin des espèces, qui risque de s’amplifier quand notre planète portera 9,3 milliards d’humains en 2050 ? Les biologistes américains Paul Ehrlich et Robert Pringle (université Stanford, Californie) pensent que oui, à condition de prendre plusieurs mesures radicales sur le plan mondial. “L’’idée que la croissance économique est indépendante de la santé de l’environnement et que l’humanité peut étendre indéfiniment son économie est une dangereuse illusion”. Pour contrer cette dérive, il faut commencer par maîtriser l’expansion démographique et diminuer notre surconsommation des ressources naturelles, dont une bonne part sert à assouvir des goûts superflus et non des besoins fondamentaux.
Autre angle d’attaque : les services offerts par la biosphère sont nombreux et gratuits. Elle fournit les matières premières, les systèmes naturels de filtration des eaux, le stockage du carbone par les forêts, la prévention de l’érosion et des inondations par la végétation, et la pollinisation des plantes par des insectes et des oiseaux. Aussi serait-il souhaitable d’évaluer le coût des services offerts par la nature et de l’intégrer dans les calculs économiques pour assurer leur protection.
Les deux chercheurs s’inquiètent du divorce croissant, dans les pays industrialisés, entre la population et la nature. Ils remarquent que, “aux Etats-Unis, la montée des médias électroniques a coïncidé avec une baisse importante des visites des parcs nationaux, après cinquante ans de croissance ininterrompue ». L’écotourisme est une bonne solution pour que la population se rende compte de la beauté de la nature et veuille la protéger.
Adapté d’un article lu sur www.lemonde.fr