Le Guide du Routard Tourisme Durable
Posté par L'équipe voyageur-responsable le Mercredi 5 novembre, 2008
Partagez votre expérience de voyage responsable et gagnez le guide du Routard Tourisme Durable, c’est aussi simple que ça !
180 pages pour vous donner les moyens de n’être plus seulement un visiteur passif mais un acteur de votre voyage, adoptant des comportements responsables. A lire sans modération pour préparer vos prochaines vacances ! J
Voyages-sncf.com offre le Guide du Routard Tourisme Durable aux 30 premiers internautes qui soumettront un article ou un commentaire relatif au tourisme responsable.
Le 14 novembre 2008 à 23:49
Après un mois passé en Inde avec 6 amies, je peux dire que ma vision du tourisme a beaucoup changée. Nous avons passé 3 semaines à aider à la construction d’une maison pour une famille d’intouchables dans un petit village du Tamil-Nadu, nous avons fait de l’animation dans des écoles. Nous avons pu découvrir qu’après quelques appréhensions des locaux qui n’avaient jamais vu de blancs, ils devenaient extrêmement chaleureux, partageant leur nourriture, leur culture, leurs jeux… et malgré la barrière de la langue nous avons pu apprendre énormément de choses. Ce fut une occasion exceptionnelle de rencontrer des gens qui nous faisaient découvrir leur mode de vie. Ce n’était pas comme si nous étions parties dans un voyage organisé, nous avions l’impression d’être simplement avec des amis. De plus la magie de l’Inde opérant, nous nous somme rendues compte de l’individualisme et de l’intolérance qui règnent en Europe face à cette impression de paix, de sérénité et de joie qui nous a saisie en arrivant, malgré la pauvreté extrême. Cette expérience, je la souhaite à beaucoup de monde et j’espère pouvoir la renouveler souvent!
Le 15 novembre 2008 à 17:00
je suis désespérée d’entendre les interviews à propos du tourisme responsable: le nombre de jeunes pour qui ça n’évoque rien est impressionnant, et le nombre de personnes qui ne sont pas prêtes à voyager écolo me sidèrent!
c’est honteux et très égoîstes, pensez à nos enfants…
on est allé trop loin dans l’inutile et le superficiel, le luxe a pris trop de place, il est très difficile de faire changer les mentalités, je trouve votre site très intéressant.
Il faut diffuser l’info!
merci
Le 19 novembre 2008 à 17:38
Enfin ! Excellente initiative !!
Notre dernier voyage a été motivé suite à l’émission sur le tourisme équitable diffusé par “Des racines et des ailes”. Nous sommes partis 3 semaines au Népal auprès de la communauté tibétaine en exile. Au programme, vie au sein d’une famille tibétaine à kathmandou, découverte de la culture népalaise et trek dans le langtang. Un séjour exceptionnel avec l’association tendrel action tibet. Depuis inutile de préciser que nous ne voyagerons que comme cela, un véritable contact et échange, riche d’enseignements. Il était temps que le guide du routard si mette ! Hate de lire cela.
Le 19 novembre 2008 à 18:18
j’ai fait un voyage équitable et qui correspond avec être un voyageur responsable, en allant dormir chez l’habitant, plus ou moin comme pour les chambre d’hôte, cela permet aux locaux d’être payés et de faire vivre le pays économiquement.
Le 19 novembre 2008 à 18:37
Les principes du tourisme équitable
Par le développement des voyages de masse et la promotion de produits « packages » vendus tout compris, le voyageur est très souvent devenu un touriste :consommateur. Cette « marchandisation » des voyages a généré de nombreux effets négatifs. C’est ainsi notamment qu’un petit nombre de tours opérateurs occidentaux très puissants imposent maintenant leurs règles, leurs prix, et souvent leurs standards marketing aux pays d’accueil et aux prestataires de services locaux, tout comme à leurs clients.
D’une opportunité d’établir des relations directes entre les hommes et les femmes de cultures différentes pouvant contribuer à la construction d’un monde plus solidaire, et celle de permettre à des populations et pays d’accueil de valoriser leur culture et de contribuer durablement à leur développement, le tourisme tend à devenir essentiellement un outils de profit pour quelques opérateurs privés. Inéquitable, cette tendance renforce et banalise les relations dominants/dominés en laissant peu de place à la prise en compte du respect de la diversité culturelle et des équilibres sociaux et naturels souvent fragiles
Placés dans ce contexte et sous la pression des règles et standard imposés, d’une part les petits prestataires locaux les plus défavorisés se livrent à une concurrence effrénée entre eux et banalisent leurs produits avec des conséquences déplorables tant pour eux mêmes que pour leur environnement (social, économique, écologique, culturel), d’autre part, les populations peinent à trouver des espaces commerciaux et des interlocuteurs pour bâtir un tourisme qui les respecte et leur permet de vivre dignement.
Face à ce constat, l’objet principal des adhérents à la présente charte du tourisme équitable est de travailler avec des communautés d’accueil, les prestataires de services et les voyageurs pour préserver leur dignité et leur autonomie dans une activité de rencontres et d’échanges, en maîtrisant le sens et la valeur de leurs actes.
Dans ce cadre, les opérateurs du tourisme équitable travaillent en particulier avec des prestataires de services locaux (du lieu du voyage), respectant les valeurs sociales et culturelles de leur environnement, et opérant leur activité économique en prenant en considération le mieux possible des critères de développement durable (selon leur marge de manœuvres).
Le tourisme équitable vise en parallèle à promouvoir des comportements responsables pour les voyageurs, notamment par une sensibilisation particulière à ses principes.
Définition du tourisme équitable
Le tourisme équitable est un ensemble d’activités et de services, proposé par des opérateurs touristiques à des voyageurs responsables, et élaboré par les communautés d’accueil, autochtones (ou tout au moins en grande partie avec elles). Ces communautés participent de façon prépondérante à l’évolution de la définition de ces activités (possibilité de les modifier, de les réorienter, de les arrêter).
Elles participent aussi à leur gestion continue de façon significative (en limitant au maximum les intermédiaires n’adhérant pas à ces principes du tourisme équitable).
Les bénéfices sociaux, culturels et financiers de ces activités doivent être perçus en grande partie localement, et équitablement partagés entre les membres de la population autochtone.
Les engagements des acteurs du tourisme équitable
Les différents acteurs de cette filière du tourisme équitable et notamment les organismes qui assurent la promotion et la vente des produits de cette filière, peuvent être considérés comme des acteurs du tourisme équitable s’ils respectent au moins les engagements suivants :
1/ Partenariat
1a/ Dans une approche de tourisme solidaire, les communautés d’accueil, les prestataires de services locaux et les organismes de promotion et de vente des séjours travaillent en partenariat sur le long terme. Ils valorisent les apports spécifiques de chacun en intégrant au mieux les coûts sociaux et environnementaux.
1b/ Ils partagent équitablement entre eux les fruits de leurs activités menées en complémentarité.
2/ Contractualisation concertée
2a/ Toutes les parties prenantes doivent être consultées sur les projets de développement touristique (y compris les communautés résidentes non directement impliquées dans la réalisation des activités touristiques se déroulant sur leur territoire), et ceci préalablement à l’établissement de contrats de prestations de services respectant au moins les droits sociaux fondamentaux (convention de l’Organisation Internationale du Travail), et toute réglementation locale d’usage plus protectrice pour les travailleurs.
2b/ L’établissement des prix des prestations, et en particulier des rémunérations des prestataires, fait l’objet d’un processus de négociation équitable, intégrant notamment le respect d’une concurrence non déloyale envers les prestataires locaux. De même, un acompte adapté, voire le règlement intégral en avance, peut être versé au prestataire local si celui-ci ne dispose pas du fond de roulement suffisant lui permettant de couvrir sereinement par lui-même les frais liés à la prestation.
3/ Développement local
3a/ Les activités touristiques proposées localement doivent être pensées et gérées pour contribuer directement au développement durable des communautés et territoires d’accueil.
3b/ Les bénéfices tirés de ces activités touristiques, en particulier ceux des organismes de promotion et de vente, sont réinvestis majoritairement dans des actions de développement local maîtrisées par les communautés d’accueil.
4/ Transparence
4a/ la transparence des modes de décisions, des transactions financières et des comptes généraux relatifs à toutes les activités est une caractéristique incontournable du tourisme équitable. C’est cette transparence qui permet à toutes les parties prenantes de participer effectivement aux débats, et qui valide l’équité des différentes décisions.
4b/ cette transparence inclut aussi une information de qualité des touristes préalablement à leur séjour. Cette information porte à la fois sur une description réaliste du contenu des prestations proposées (le marketing touristique basé sur la « vente d’un rêve » au touriste doit être banni) et sur une sensibilisation à la démarche particulière du tourisme équitable.
4c/ Enfin cette transparence générale doit permettre le contrôle du respect des engagements pour chaque acteur déclarant son activité équitable. Ce contrôle pouvant être réalisé par toute personne ou organisme extérieur à l’organisation.
5/ Voyageurs responsables
5a/ le voyageur qui opte pour cette forme de tourisme est un consommateur responsable qui a pris conscience que son attitude et ses actes sur place peuvent être pour les populations d’accueil autant un facteur de développement qu’un élément déstabilisateur. En conséquence, il s’engage à se garder de toute attitude et de toute intervention qui pourrait bouleverser les équilibres sociaux, culturels et écologiques des communautés d’accueil et viendraient contrecarrer leurs dynamiques de développement. En particulier il s’interdit tout don et intervention directe sur le lieu qui ne seraient pas placés sous le contrôle des responsables des communautés d’accueil.
Le 21 novembre 2008 à 18:20
Bonjour,
Nous ne pouvons que vous encourager dans cette direction d’éducation du voyageur qui se doit d’apprendre à respecter les habitants et leur environnement et cesser d’être un consommateur vorace, avide de sensations égoïstes. Nous nous sommes également personnellement engagés dans une démarche solidaire avec les peuples nomades et les liens d’amitié qui nous unissent désormais à nos frères du désert nous font considérablement avancer, y compris dans notre vie quotidienne. Le maître mot qui pourrait résumer tout cela c’est la notion de RESPECT…et le respect fait éclore les plus nobles sentiments au coeur de l’homme.
Le 26 novembre 2008 à 21:42
Bonjour,
Je viens de commencer un tour du monde “virtuel et écolo”, http://virtueletecolo.uniterre.com/