Les Hébergements s’engagent pour un tourisme responsable

Posté par L'équipe voyageur-responsable le Vendredi 21 novembre, 2008

Le tourisme durable n’est pas qu’une succession de critères ou de déclarations d’intention, il trouve bien sûr des applications concrètes sur le terrain, et de nombreux hôteliers prennent aujourd’hui la protection de l’environnement et le bien être de la communauté très au sérieux. Certains passent à l’acte par pure conviction écologiste et citoyenne, d’autres le font surtout pour faire des économies d’énergie, et donc d’argent, l’essentiel étant bien entendu de passer à l’action !

Parmi toutes les mesures prises pour réduire les impacts des hébergements touristiques sur l’environnement, citons notamment le tri des déchets, la réduction de la consommation d’énergie et l’utilisation d’énergies renouvelables, la réduction de la consommation d’eau, l’utilisation de produits d’entretien écologiques, l’utilisation de produits cosmétiques bio, et une restauration concoctée tout ou partie grâce aux produits de l’agriculture biologique et du commerce équitable. On note également l’apparition de piscines naturelles, sans chlore, avec un système de filtration par les plantes ou par électrolyse. De plus en plus d’hôtels et de gîtes sont également construits selon les principes de l’écoconstruction ou suivant la norme Haute Qualité Environnementale.

Les Trophées du Tourisme Responsable ont nominé cette année trois hôtels exemplaires dans la catégorie « Hébergement Responsable ». Il s’agit de l’Hôtel La Pérouse à Nantes, qui a mis en place une prime développement durable pour ses salariés qui réalisent des économies d’énergie, Origins Lodge, qui proposent des écolodges et écocamps au Maroc en mettant l’accent sur l’architecture traditionnelle, la valorisation de la culture berbère et la participation financière à des projets de développement, et La Bicyclette fleurie, une chambre d’hôte près de Lyon éco-rénovée avec une piscine à électrolyse et un ancrage territorial très fort.

Certains grands groupes hôteliers s’impliquent également aujourd’hui dans le développement durable, dont notamment l’américain Starwood, leader mondial de l’hôtellerie, qui développe sa marque écologique Elements sur le territoire américain, et InterContinental Hotel Group qui développe la marque Innovation Hotels, prouvant ainsi que le futur de l’hôtellerie sera forcément vert.

Un expert réagit : Annie Chanu

1)    Mais…qui êtes-vous?

Après 10 ans de marketing au sein des groupes ACCOR et ELIOR, je suis désormais consultante en marketing et développement du tourisme et des loisirs : j’accompagne les entreprises, associations, collectivités et autres porteurs de projet dans leur projet de développement touristique. Je suis également enseignante à l’IAE – Lyon 3 en marketing et communication.


2) Et quel votre avis sur l’article ci-dessus?

Il constitue un rapide état des lieux des avancées des hébergements touristiques en matière de développement durable. Il met l’accent sur une vision relativement « classique » du développement durable, c’est-à-dire tout ce qui touche au respect de l’environnement. Il me semble également important de souligner les deux autres piliers du développement durable : l’économique, légèrement abordé via les économies d’énergie par exemple ou l’engagement dans le développement local, mais le social n’est pas évoqué (qualité du management, accessibilité des offres au plus grand nombre, sensibilisation des clientèles…). Or le développement durable est un tout, il doit se penser comme une démarche globale.


3) Et vous ? Comment voyagez-vous responsable ?

Je reste le plus souvent en France ou à proximité. L’hiver, j’abandonne les grandes stations de sports d’hiver pour les petits villages de montagne, l’été, je pratique un maximum les modes de déplacement doux : la marche, le vélo… En famille, nous nous réservons toujours quelques jours de découverte / sensibilisation en montagne, avec des ânes, avec un guide en fonction des projets…
Quand nous partons en voyage plus lointain, nous cherchons des circuits alternatifs au plus près des intérêts des populations locales, comme cette croisière que nous avons faite l’hiver dernier sur le Bou El Mogdad.



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