Des hébergements responsables à Paris
Posté par L'équipe voyageur-responsable le Jeudi 3 septembre, 2009
Comment repérer un hébergement responsable ? Par son label, dans un premier temps. De plus en plus d’hôtels portent en effet un sigle prouvant une responsabilité environnementale, à commencer par l’écolabel qui prouve un engagement des établissements à réduire leur impact sur l’environnement en veillant à l’usage de l’eau et de l’énergie, au tri des déchets et autres, comme chacun peut le faire à la maison… en dimension d’entreprise. Pour l’heure, ils sont encore peu nombreux à pouvoir afficher fièrement le logo : 4 hôtels seulement sont titulaires de l’éco-label européen à Paris ! Le Regent’s Garden , le Jardin de Cluny et l’Etoile Saint-Honoré (trois hôtels Best Western) et l’hôtel Gavarni. Il faut dire que ce n’est pas une mince affaire à réaliser et l’épaisseur du cahier des charges a failli faire renoncer Alain Condy, le propriétaire du Regent’s et du Cluny. Mais l’homme est opiniâtre et son adhésion volontaire à une chaîne lui a permis de bénéficier des conseils d’une pro du développement durable. « Et sans l’adhésion de mon personnel, ce n’était tout simplement pas possible ». Deux ans après l’attribution de son label, il ne le regrette pas une seconde : « Côté équipe et côté fournisseurs, le travail est long mais bien cadré. Nous nous sommes fixé l’objectif de réduire de 15% les dépenses en énergie (eau, électricité, chauffage) et de 10% la production de déchets. Nous avons dû tout passer en revue : l’établissement, notre politique d’achats et notre fonctionnement quotidien ». Depuis deux ans, un bilan est effectué tous les trois mois pour vérifier les courbes. Le personnel, qui a été formé par l’Afaq-Afnor, retourne en stage deux jours par an pour valider les gestes. Son engagement est inscrit sur le contrat de travail, validée par des primes et la mobilisation est générale. « Honnêtement, la démarche en développement durable ne constitue pas un surcoût. On s’y retrouve au niveau de la consommation et n’importe quel manager devrait s’y engager car le process nous aide à vérifier au quotidien les disfonctionnement, les fuites, à anticiper les coûts et les prévenir, et à nous assurer de la qualité des produits ». Il reste à évaluer l’impact de l’engagement sur la fréquentation, encore difficile à déterminer car Alain Condy le reconnait, les clients ne parlent pas vraiment de l’écolabel et, sans y être insensibles, ils disent rarement si c’est ce qui a déterminé leur choix !Autre label qui prend ses marques dans la capitale, la Clé verte. Le label de gestion environnementale récompense les campings, hôtels, gîtes, pour leur dynamisme en matière d’environnement et ses critères ont été établis au niveau international puis adaptés aux spécificités françaises en partenariat avec l’UMIH pour les hôtels. Deux établissements seulement sont labellisés aujourd’hui dans la capitale, le Radisson SAS Champs Elysées et le Méridien Etoile. Dans les deux cas, il faut bien le reconnaitre, les établissements ne sont pas forcément bon marché puisque ce sont deux hôtels 4 étoiles. On peut alors choisir d’aller en banlieue et une banlieue très accessible puisque l’Hôtel B&B est à Malakoff, dans les Hauts de Seine, autrement dit à la porte de la capitale. La clef verte labellise aussi un gîte à Chevreuse (Yvelines) et des campings en Seine et Marne et dans l’Essonne.
Les chambres d’hôtes aussi
Tous les moyens sont bons pour se loger responsable en déplacement, et les chambres d’hôtes ont également pris leurs marques vertes à Paris. La Fédération des Professionnels Parisiens de la Chambre d’Hôtes a ainsi créé son label, Authentic B&B . Les premières chambres d’hôtes éco responsables ont été lancées en juin 2008 par la FPPCH qui regroupe quatre entreprises dédiées à l’activité de chambres d’hôtes : France Lodge, Good Morning Paris, Alcôves et Agapes et Une Chambre en Ville. Elles représentent, ensemble, 75% des chambres d’hôtes de Paris. En voulant s’associer au mouvement d’éco responsabilité, la Fédération a établi une grille d’évaluation de 25 critères autour de 5 axes majeurs : les économies d’eau et d’énergie, les habitudes en matière de consommation, l’alimentation, l’impact sur l’environnement et la santé, l’information des visiteurs. Une distinction pour les chambres d’hôtes éco responsable a été mise en place sous forme de 3, 4 ou 5 feuilles vertes sous le logo principal, selon la note obtenue au classement. Au total, 150 chambres portent aujourd’hui le label dans la capitale.
Bienvenue dans un Green Paris !










