Compenser, mode d’emploi
Posté par L'équipe voyageur-responsable le Lundi 5 octobre, 2009
Nos émissions de CO2 ne se font pas qu’au moment de partir en vacances, en réalité tous nos gestes de la vie quotidienne ont un impact sur l’environnement: le chauffage, les déplacements, les consommations d’énergie… Il faudrait dans l’idéal que chacun fasse son « bilan carbone », afin de tenter de réduire son propre impact. En attendant la réalisation de cette utopie, ce sont les vacances qui ont été pointées du doigt en premier. Et c’est la première activité pour laquelle ont été mis en place des programme de compensation, pour « racheter » les émissions de CO2 liées aux déplacements en finançant des projets qui vont réduire un même volume de gaz à effet de serre. Le mode d’emploi en est plutôt simple, pour financer des activités de compensation multiples.
Il faut bien le reconnaître, les outils de calcul ne sont pas tous équivalents car certains affichent la stricte quantité de CO2, tandis que d’autres intègrent tous les gaz à effet de serre. Cependant l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie) a travaillé, notamment avec l’Association GoodPlanet de Yann Arthus-Bertrand, pour valider les méthodes de calcul et considère aujourd’hui qu’ils sont fiables. A noter que Planète Urgence ou Climat Mundi vont plus loin que le simple calcul d’un déplacement en proposant à chacun de calculer ses émissions de CO2 pour le chauffage de son habitation ou de ses bureaux, son électro ménager ou son moyen de transport habituel. Un tour complet pour aller au-delà des vacances.
D’autres Associations recherchent des projets pour développer des énergies renouvelables ou renforcer l’efficacité énergétique. Climat Mundi finance ainsi plusieurs projets dont le remplacement, en Erythrée, de remplacement de foyers de cuisson à bois traditionnels par des foyers à bois (seule ressource locale) à haut rendement. L’Association travaille également sur une petite usine de production d’électricité, en Inde, à partir de résidus agricoles, ou encore (en Chine), au financement d’une petite usine hydroélectrique pour remplacer des centrales thermiques au charbon. Le GERES, avec son association CO2 solidaire, finance au Cambodge ou au Maroc des programmee de diffusion de foyers de cuisson domestique économes en bois. Il finance la construction de batiments solaires passifs dans la région de l’Himalaya, en Inde, ou encore travaille sur l’efficacité énergétique dans les batiments en Afghanistan.
Participer à des projets pour réduire les émissions de gaz à effets de serre correspond à une prise de conscience, mais pas à un « droit de polluer » ! Cela n’empêche donc pas de faire des efforts sur ses émissions de carbone, puisque le carbone le plus facile à compenser est celui qu’on ne rejette pas ! L’éco-comparateur de la SNCF va ainsi plus loin que la compensation en proposant, avec l’Ademe, de calculer l’impact sur l’environnement de chaque mode de transport, afin d’essayer de choisir le mieux disant. Par ailleurs et pour un geste quotidien, certaines associations comme Climat Mundi propose à chacun, après bilan carbone, de mettre en place un plan de réduction de ses émissions (Eviter de prendre la voiture, privilégier les moyens de transport en commun, réduire le température du chauffage, choisir de consommer des produits à faible impact carbone,…). Un Français émet chaque année l’équivalent de 8,8 tonnes de CO2 en moyenne, « c’est plus de 4 fois ce que la Terre peut absorber par an et par personne », selon Voyages-Sncf.com. Les vacances ne doivent pas être un moment de mauvaise conscience, c’est au quotidien qu’il faut y penser !
Le site de Planète urgence www.planete-urgence.org
Le site de Climat Mundi www.climatmundi.fr
Le site CO2 solidaire www.co2solidaire.org , fondé par le GERES, «Groupe Énergies Renouvelables, Environnement et Solidarités», une ONG de développement créée en 1976.










